DAVEJEAN
Le village de Davejean existait dès le commencement du 11eme siècle ; il faisait partie des domaines de la puissante maison de Termes. Olivier de Termes fit cession de ce lieu, en même temps que de plusieurs autres de ces contrées, au Roi Louis IX. Depuis la Seigneurie de Davejean fut inféodé au nom du Roi. Une tour de la Cité de Carcassonne porte, sur les anciens plans de la forteresse une dénomination de "Tour de Daveja". La commune de Davejean n'est aujourd'hui remarquable que par les gîtes de minerai de plomb argentifère qu'on trouve sur son territoire.
1067 – Donation par Rengarde, comtesse de Cerdagne, à Guillaume, comte de
Cerdaigne, son gendre du comté de Razès ; le dit acte célébré à Davejean.
1261 – Olivier de Termes vend, au Roi Louis IX, la terre de Davejean.
Autrefois paroisse de l'ancien diocèse de
Narbonne
De 1802 à 1842, annexe de Félines
Aujourd'hui succursale du diocèse de
Carcassonne et du doyenné de Mouthoumet
Patron : Saint Saturnin
1024 – BERNARD.
Guifred, archevêque de Narbonne, fut arbitre du différent qui survint entre Bernard, prêtre et recteur de l'église de Davejean, et Claire, dame du même lieu. Il ordonna que cette dame soit quitte et franche du paiement de la dîme du blé à la même église, à laquelle, elle ne payerait seulement que le droit de prémices, sauf le millet, les légumes, et les fraises et pois du jardin ; et qu'elle ne payerait rien des pourceaux, poulets et fromages, à cause de sa noblesse ; et qu'elle aurait pour droit de patronat sur cette église, une albergue de quatre chevalier (chaque albergue de chevalier valait 12 sols et 6 deniers melgorrois), annuellement le jour de la Saint Sernin, ou 50 sols melgorrois, à son droit, payables par le recteur, ainsi qu'il conste par l'acte qui est dans les archives de l'Archevêché.
1624 – BOYER.
1712 – Jacques BLANCHARD.
1766 – Jean-Bernard de
BARRE, né à Davejean en 1704, mort au même lieu le 26/10/1766.
1842 – ENCELY, né en 1816, depuis curé de
Rouffiac-d'Aude.
1850 – GAYRAUD, né en 1822.
1851-1860 – EPPLES, né en 1807, précédemment
vicaire à Rouffiac-d'Aude.
Métairies et
bergeries : La Magdeleine Fraissé
et Ruisseau Pierre-Picade
La
Camp (trois) Col
d'Englières Roubert
Coume-Jonquières Mountades La Doux
La
Valette Monthaut Mestre
Champ de la Fontaine et ruisseau Les
Plas La
Reine
Col de Sigès La
Bouchère Col
d'in Joune (Pas del Mouligné)
La Convole Prat
dal Rey Le
Soutouil
La Merveille La Salles Saint-Sirol
Al Tertiè Livre
Organisation Politique
Avant 1789 – Diocèse de
Narbonne, généralité de Montpellier,
viguerie de Termenès, justice royale.
An 1696 - La communauté des
habitants du lieu de Davejean :
"de gueules à un pal fuselé d'or et de
sable"
(Armorial général du Languedoc, généralité de
Montpellier, page 1507)
Depuis l'an VIII –
Arrondissement de Carcassonne, canton de Mouthoumet.
Archives communale (inspection de 1842)
Registres municipaux : depuis 1837 ; de
l'Etat civil : remontent à 1630
Compoix, an 1751
An 1366 : Feux 19
1709 : Feux 45
1818 : Maisons : 49 ;
Habitants : 236
1826 : Habitants : 291
1831 : Habitants : 273
1836 : Habitants : 318
1841 : Habitants : 335
1846 : Habitants : 302
1851 : Habitants : 311
1856 : Habitants : 351
Davejean est situé dans un vallon, dont les eaux se jettent dans l'Orbieu.
Distances légales (décret
de 1811) : de Carcassonne, 55 Km ; de Mouthoumet, 10 Km
Cours d'eau : La Libre qui
prend sa source dans le territoire de la commune, formée par la jonction
de divers ruisseaux, elle fait mouvoir un
moulin à farine. A côté de la source, grotte et stalactites..
Ruisseaux : de La Valette
ou du Devès, moulin à farine, de Mercadail
de Fraissé, de Saint-Sirol
Chemins : d'intérêt commun
n° 39, de Félines à Perpignan; de La Roque de Fa, etc.
Agriculture : Terrain de
fertilité moyenne. Production de froment, seigle, avoine, pomme de terre,
orge, fourrage, vignes, bêtes à laine, chêne
blanc et vert, buis.
Bois Communal de 101 hectares.
TOUS CES RENSEIGNEMENTS PROVIENNENT DU
"CARTULAIRE
ET ARCHIVES DES COMMUNES DE L'ANCIEN DIOCESE
DE CARCASSONNE"
de
Jacques Alphonse MAHUL (1795-1871)
Ancien député de l'Aude, retiré dans sa terre de Villardonnel, commence à publier en 1857 le premier volume
de son cartulaire. Son érudition historique, son amitié avec plusieurs historiens régionaux lui permettent de présenter
en sept volumes, un ouvrage savant, mais aussi facile à parcourir en raison de son classement méthodique